Programme 2025 de la Biennale de la Danse de Lyon
Du samedi 6 au dimanche 28 septembre 2025, la Biennale de la Danse propose chaque jour des spectacles, performances et événements dans Lyon et sa région. Voici les temps forts du programme, présentés sous forme d’agenda quotidien.
Samedi 6 septembre 2025 : Ouverture en fanfare
La Biennale débute le 6 septembre avec une tonalité brésilienne. Dès l’après-midi, la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues présente Borda, une création poétique et sensorielle autour du dialogue des corps et des matières, à découvrir en première française. En parallèle, l’artiste Eszter Salamon inaugure Landscaping, une installation vidéo immersive visible tout au long du festival dans le cadre insolite de la Cité Internationale de la Gastronomie (Grand Hôtel-Dieu). En soirée, l’ambiance monte d’un cran à la Maison de la Danse (Lyon 8e) avec l’Opening Party (Fervinho – Ale + Erica do Futuro) : un rituel musical incandescent mêlant percussions et rythmes électro brésiliens, pour lancer la Biennale sur une note festive et conviviale.
Dimanche 7 septembre 2025 : Grand défilé chorégraphique
C’est le jour du traditionnel Défilé de la Biennale, le plus grand rassemblement chorégraphique d’Europe. Dès 16h, plus de 3 000 danseurs amateurs de tous âges envahissent la rue de la République pour une parade haute en couleur sur le thème « Danses recyclées ». Le cortège s’élance de la place des Terreaux (Lyon 1er) jusqu’à la place Bellecour (Lyon 2e), célébrant les danses sociales et populaires venues du monde entier : capoeira, lindy-hop, sevillana, danses berbères, hip-hop, etc. Huit groupes de la région Auvergne–Rhône-Alpes présentent leurs tableaux chorégraphiques, rejoints en clôture par un groupe invité du Brésil conduit par le chorégraphe Diego Dantas (dans le cadre de l’Année France–Brésil 2025). Le final du défilé, sur la place Bellecour vers 17h, est orchestré par Mehdi Kerkouche : le jeune chorégraphe des stars dévoile un extrait de sa nouvelle création 360, réunissant danseurs et public pour un grand moment festif et participatif. Après cette parade joyeuse et familiale (accès libre), les festivités continuent en soirée avec l’After Party au club Le Sucre (Confluence) : à partir de 18h, le DJ berlinois Ben Klock, accompagné de NEUX et Cadencia, fera vibrer la foule de clubbeurs – l’occasion idéale de prolonger l’euphorie du défilé sur la piste de danse.
Lundi 8 et mardi 9 septembre 2025 : premières scènes
En ce début de semaine, la Biennale convie les spectateurs dans de grands théâtres lyonnais pour découvrir les premières créations de l’édition. À l’Opéra de Lyon, la soirée du 8 septembre marque le lancement de Nuits transfigurées, un spectacle exceptionnel porté par le Ballet de l’Opéra de Lyon et trois chorégraphes de renom : Anne Teresa De Keersmaeker, Mercedes Dassy et Katerina Andreou. Chacune livre sa vision de la nuit dans cette œuvre triptyque, entre poésie, énergie et mystère (représentations jusqu’au 13 septembre). Le 8 septembre est aussi l’occasion de voir ou revoir Borda de Lia Rodrigues (deuxième et dernier soir à Lyon). Le 9 septembre, la Biennale fait relâche côté spectacles grand public, laissant aux compagnies le temps de se déplacer et de préparer la suite – c’est le calme avant la tempête artistique qui s’annonce pour le reste de la semaine.
Mercredi 10 septembre 2025 : Jeunes talents et création mondiale
Le 10 septembre, place aux nouvelles voix de la danse contemporaine. Aux SUBS (Lyon 1er), le danseur et chorégraphe émergent Andréa Givanovitch dévoile en avant-première mondiale Leather Better, une performance saisissante où une simple veste en cuir devient le support d’une réflexion sensorielle sur la masculinité (une des 24 créations inédites de cette édition). De son côté, la chorégraphe d’origine hongroise Eszter Salamon investit le TNP de Villeurbanne avec Monument 0.10 : The Living Monument (10 et 11 sept.), une œuvre visuelle et contemplative en collaboration avec la compagnie norvégienne Carte Blanche : mouvements ralentis et tableaux vibrants y offrent au public une expérience quasi méditative hors du temps.
Jeudi 11 septembre 2025 : Danse dans la rue et guinguette queer
Le 11 septembre, la danse sort des salles pour aller à la rencontre du public. Dans l’espace urbain lyonnais, le chorégraphe Volmir Cordeiro (Brésil) transforme la rue en théâtre vivant avec Rue, un solo percussif et engagé inspiré des rythmes afro-brésiliens (représentations les 11, 12, 13 et 14 sept. en différents points de la ville). En soirée, rendez-vous au Centre LGBTI+ (Lyon 3e) pour une Guinguette pailletée dès 19h : un bal moderne et inclusif en plein air, ouvert à toutes et tous, pour s’initier à des danses non-genrées (dance fusion, tango queer, folk queer…) et célébrer la fierté au son de musiques entraînantes. Parallèlement, aux Célestins – Théâtre de Lyon, le chorégraphe Alejandro Ahmed et sa compagnie brésilienne Grupo Cena 11 présentent Eu não sou só eu em mim (11 et 12 sept.), une pièce puissante interrogeant la notion d’identité dans une société métissée comme le Brésil – un spectacle coup de poing qui figure parmi les premières françaises de cette Biennale.
Vendredi 12 septembre 2025 : Danse en fusion aux Subsistances
Le 12 septembre, Les SUBS accueillent deux soirs de suite la performeuse belge Mercedes Dassy avec Spongebabe in L.A. (4 Love & Anxiety) (12 et 13 sept.), un solo électrisant sur la résilience et la renaissance, né des angoisses et espoirs de la jeunesse moderne. Toujours aux Subs, le jeune chorégraphe Simon Le Borgne fusionne danse et musique live dans Ad Libitum (première le 13 sept.) : accompagné du percussionniste Ulysse Zangs, il explore la métamorphose du corps en improvisation constante. Côté clubbing, la Biennale multiplie les soirées : le 12 septembre à 21h, la soirée 2SIK ! enflamme le Ninkasi Cordeliers avec un tourbillon de sons urbains et tropicaux (du reggaeton aux rythmes afro en passant par la house européenne) – une invitation à danser jusqu’au bout de la nuit.
Samedi 13 septembre 2025 : Créations urbaines et nuits électroniques
Ce samedi, la Biennale met à l’honneur l’effervescence de la scène urbaine. À la Maison de la Danse, le chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira (CCN de Caen) bouscule les codes avec Fantasie Minor (13 sept. puis en tournée régionale les 19, 20 sept. et 1er oct.) : sur une musique de Schubert revisitée, deux jeunes danseurs issus du hip-hop rivalisent de virtuosité, mêlant clubbing et danse contemporaine dans un « mash-up » explosif. En soirée, Le Sucre accueille une carte blanche à la célèbre chorégraphe Gisèle Vienne (dès 23h) : une nuit électro en trois temps, du groove soulful de Bunny Dakota jusqu’à la techno percutante de Kittin, pour un voyage sonore intense imaginé par Vienne en prolongement de son spectacle Crowd. Pour les amateurs d’ambiance plus intimiste, le Ninkasi Cordeliers propose ce même soir un DJ set de Andria, figure bien connue des nuits lyonnaises, accompagné de la DJ invitée Llanamour – l’occasion de vibrer sur un savant mix hip-hop, electro, afro et RnB dans une atmosphère conviviale.
Dimanche 14 septembre 2025 : Pause et jeune public
Après un samedi très chargé, le 14 septembre offre une journée plus légère en programmation, propice à la récupération… ou aux découvertes en famille. C’est l’occasion d’assister aux dernières représentations de certains spectacles du week-end (par exemple Crowd de Gisèle Vienne, qui clôt ce jour aux anciennes Grandes Locos après ses trois représentations successives). La Biennale propose aussi des expériences pour le jeune public : tout au long du week-end, le spectacle participatif L’Enfance majeure du Collectif ES transforme la rue en terrain de jeu carnavalesque, invitant enfants et parents à redécouvrir la ville en dansant (représentation familiale le dimanche après-midi au théâtre Le Ciel, Lyon 7e). Un doux moment de poésie urbaine pour clôturer cette première moitié de Biennale.
Du lundi 15 au mercredi 17 septembre 2025 : Nouvelles créations et regards croisés
La deuxième semaine de la Biennale débute en force avec plusieurs créations marquantes. Le 15 septembre en soirée, la scène grenobloise est à l’honneur à la MC2 de Grenoble avec INHALE DELIRIUM EXHALE (15 et 16 sept.), nouvelle pièce insolite de la plasticienne et chorégraphe belge Miet Warlop, où sept performeurs manient d’immenses rubans scintillants pour matérialiser les royaumes invisibles de leur imagination délirante. De retour à Lyon, le Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne accueille deux soirées consécutives de Dalila Belaza (16 et 17 sept.) : dans Orage, la chorégraphe française, accompagnée du guitariste Serge Teyssot-Gay, crée une transe hypnotique où musique et danse ouvrent un portail sensoriel vers un « ailleurs » inconnu. Parallèlement, les 16 et 17 septembre, la Maison de la Danse présente en création mondiale À l’ombre d’un vaste détail, hors tempête de Christian Rizzo : fidèle à son style, Rizzo y sculpte le mouvement en jouant sur les corps, la lumière et le silence, brouillant la frontière entre présence humaine et éléments scéniques pour déployer un univers onirique aux possibilités infinies.
Le mercredi 17 septembre marque aussi le début de l’un des spectacles internationaux les plus attendus : au Théâtre des Célestins, le chorégraphe belge Jan Martens ressuscite son œuvre coup de poing THE DOG DAYS ARE OVER dans une version 2.0 avec une nouvelle génération de danseurs (du 17 au 19 sept.). En 2014, cette pièce percutante avait fait sensation en mettant en scène huit danseurs exécutant frénétiquement des sauts pendant toute la durée du spectacle ; en 2025, Martens la réinvente pour questionner de nouveau l’endurance, le sacrifice et le sens de la performance artistique à l’ère moderne. À noter enfin, les 17 et 18 septembre, la Biennale propose Último Helecho, une création franco-argentine signée Nina Laisné, François Chaignaud et Nadia Larcher, qui nous emmène dans un voyage fantastique et souterrain inspiré des folklores d’Amérique latine (représentation le 17 sept. à Lyon, puis le 18 sept. en région).
Jeudi 18 et vendredi 19 septembre 2025 : Focus Brésil et héritage musical
À l’approche du week-end, la Biennale continue de mettre le Brésil à l’honneur dans le cadre de la Saison France–Brésil 2025. Le 18 septembre, au Théâtre de la Renaissance (Oullins), le Collectif ÈS (France) présente About Lambada (18 et 19 sept.), une création malicieusement nostalgique : et si la célèbre Lambada de 1989, tube dansant planétaire, était le symbole d’un changement d’époque autant que la chute du Mur de Berlin ? Entre humour et second degré, trois danseurs revisitent cette danse kitsch pour questionner toute une génération. Aux Grandes Locos (La Mulatière), le chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira secoue quant à lui le public avec Fcking Future* (18–20 sept.), un show pop-punk survitaminé comparant les corps militaires et militants : une performance rageuse qui fait office de manifeste pour un avenir plus inclusif et engagé. Le même soir, le collectif lyonnais Des Gens Cool organise une soirée Open Platines au club Groom (Lyon 1er) : dès 21h, DJ sets participatifs, animations et surprises invitent chacun à prendre le contrôle du dancefloor dans une ambiance décontractée.
Le 19 septembre, ne manquez pas deux propositions originales en plein air. D’abord, la chorégraphe Clarice Lima (Brésil) orchestrera Woods/Bosque (19 et 20 sept.) : sur une place publique de Lyon, des dizaines de participants formeront un « paysage éphémère » en mouvement, où les corps des danseurs deviennent une forêt humaine pour alerter sur l’urgence écologique – un spectacle monumental à ciel ouvert. Ensuite, au Grand Hôtel-Dieu, le duo de performeurs brésiliens Davi Pontes & Wallace Ferreira présentera Repertório N.2 (19 et 20 sept.), prolongement de leur exploration de la danse comme acte de résistance et d’auto-défense face aux violences du monde moderne. Pour les amateurs de musique et de danse flamenca, la scène du Théâtre de la Croix-Rousse accueille Fugaces (19 et 20 sept.), une création d’Aina Alegre (France/ Espagne) inspirée par la légende de Carmen Amaya : sept interprètes y font revivre l’énergie brute de cette icône du flamenco, dans un langage chorégraphique hybride qui mêle fougue andalouse et modernité. Le vendredi soir, la fête continue au Ninkasi avec Planète Boum Boum (19 sept.), une soirée déjantée mêlant performances chorégraphiques engagées et beats électro, ambiance « manifestive » garantie jusqu’au bout de la nuit.
Samedi 20 septembre 2025 : Drag party et créations participatives
Le 20 septembre, la Biennale offre un programme éclectique mêlant fête underground et expériences participatives. Côté clubbing, l’événement queer incontournable Garçon Sauvage fait son grand retour au Sucre (20 sept. dès 23h) avec une édition spéciale Drag Attack ! : plus qu’une simple soirée, c’est une véritable célébration de la culture drag et alternative lyonnaise, avec shows extravagants, performances drag, DJ sets électro et une ambiance survoltée où les corps se libèrent et les identités se célèbrent. Pendant ce temps, le Collectif ÈS poursuit son exploration ludique de la danse avec Jackpot (représentation le 21 sept. puis prolongations en octobre dans la région) : une performance interactive où le public est invité à participer à un jeu chorégraphique délirant, prouvant que l’échec peut devenir un moteur créatif. Les familles auront également leur compte ce week-end : outre L’Enfance majeure mentionné plus haut, notez la présence d’ateliers et masterclass ouverts à tous dans divers lieux de la Biennale (renseignements sur le site officiel), pour s’initier à différentes danses aux côtés des artistes invités.
Dimanche 21 septembre 2025 : Hommage à Forsythe et nouvelle garde
En ce dimanche, un passage de flambeau symbolique se joue à la Maison de la Danse (Lyon 8e). Le légendaire chorégraphe américain William Forsythe confie la scène à la Dresden Frankfurt Dance Company pour un programme en deux parties (21 et 22 sept.) : Undertainment, sa pièce conceptuelle explorant les limites de l’artificiel, suivie de Lisa, création du jeune directeur artistique Ioannis Mandafounis (qui succède à Forsythe à la tête de la compagnie). Ce double spectacle exceptionnel, réunissant virtuosité classique et audace contemporaine, célèbre la transmission entre générations d’artistes et l’évolution permanente de la danse. Ailleurs, à Oullins, Yuval Pick (directeur du CCN de Rillieux-la-Pape) propose Into the Silence (prévu les 23 et 24 sept. au Théâtre de la Renaissance) : un trio tout en grâce sur les harmonies de Bach, invitant à une quête de sérénité et d’harmonie intérieure – l’occasion de voir un chorégraphe local de renommée internationale en clôture de week-end.
Du lundi 22 au mercredi 24 septembre 2025 : Dernières tournées et rythmes d’Afrique
La troisième semaine de la Biennale voit se conclure certaines grandes séries de spectacles. Le 22 septembre, la Maison de la Danse accueille la dernière représentation d’Undertainment + Lisa de la Dresden Frankfurt Dance Company, permettant aux retardataires d’en profiter une ultime fois. Le 23 et 24 septembre, Into the Silence de Yuval Pick vient également clore son parcours lyonnais, touchant le public par sa recherche d’absolu dans un décor épuré de lignes lumineuses. Par ailleurs, la création Vagabundus du chorégraphe mozambicain Idio Chichava entame une mini-tournée métropolitaine (24, 25 et 26 sept. à Vaulx-en-Velin, Bron et Décines) : dans cette fresque dansée empreinte d’espoir, chant et danse célèbrent la migration comme quête d’identité et acte de survie, un message d’une vibrante actualité. Ces jours-ci marquent aussi le début du projet Myriade de l’artiste Dorothée Munyaneza : à partir du 25 septembre, la chanteuse, autrice et chorégraphe franco-rwandaise investit la Villa Gillet (Lyon 4e) avec une série d’événements pluridisciplinaires (performances, projections, rencontres et concerts) qui tissent les récits intimes de voix venues d’ailleurs et font écho aux enjeux du monde contemporain.
Jeudi 25 et vendredi 26 septembre 2025 : Entre Samba subversif et retour d’un maestro
Les deux derniers jours de la Biennale réservent encore de belles surprises. Jeudi 25 septembre, au TNG – Les Ateliers Presqu’île (Lyon 2e), les artistes Luiz de Abreu et Calixto Neto présentent O Samba do Crioulo Doido (25 et 26 sept.), un solo aussi radical que nécessaire qui démonte un à un les clichés racistes : juché sur des talons aiguilles devant un drapeau brésilien, le danseur afro-brésilien Calixto Neto y détourne la samba pour mieux interroger les stéréotypes et l’héritage colonial. Ce même soir du 25 septembre marque le coup d’envoi d’une nouvelle création d’envergure : le chorégraphe français Philippe Decouflé, maître de la fantaisie visuelle, dévoile Entre-Temps à la Maison de la Danse (représentations jusqu’au 4 octobre). Sur scène, une troupe intergénérationnelle chemine dans un mouvement perpétuel, marche puis danse sans relâche, figurant le passage du temps et le cycle de la vie. Comme l’indique son titre évocateur, Entre-Temps est une fresque chorégraphique fluide et métamorphique où le temps file, se répète et se transforme continuellement sous nos yeux. Le 26 septembre en début de soirée, ne manquez pas un événement participatif émouvant : Miroir Miroir, à la Chapelle de la Trinité (Lyon 2e à 18h). Porté par une trentaine d’interprètes amateurs seniors (résidents d’Ehpad de la région lyonnaise) avec l’appui de danseurs professionnels, ce projet intergénérationnel inédit propose une création chorégraphique où se reflètent souvenirs, rêves et espoirs des aînés – une parenthèse de douceur et d’humanité dans l’effervescence du festival. Pour finir la soirée du vendredi, le club Groom propose D-Tox (26 sept.), mix insolent de drag shows interactifs et de DJ sets déjantés mêlant chant, danse, lipsync et performances surprises : une véritable bouffée d’air frais queer pour clore le vendredi sur un esprit de fête libérateur.
Samedi 27 septembre 2025 : Immersion hip-hop et clôture
L’avant-dernier jour du festival sera l’un des plus intenses. Le 27 septembre de midi à minuit, la Biennale donne rendez-vous aux Usines Grandes Locos pour Immersion All Styles – Feeling First, un événement inédit célébrant la richesse des danses hip-hop et club. Au programme de cette journée hors-norme : showcases spectaculaires (waacking, house dance, voguing…), jams spontanées, ateliers participatifs pour tous niveaux, et même une grande battle de freestyle réunissant la nouvelle génération d’artistes urbains. Ce marathon dansant, véritable festival dans le festival, met l’accent sur le partage, l’improvisation et l’énergie du moment – avis aux curieux, l’entrée est libre pour venir vibrer au son du beat et encourager les danseurs ! En parallèle, la Biennale investit un lieu d’exception, le Musée des Beaux-Arts de Lyon, avec le projet Tout n’est pas visible, tout n’est pas audible (27 et 28 sept.) de la chorégraphe portugaise Tânia Carvalho. Imaginée pour le centenaire du compositeur Pierre Boulez, cette déambulation chorégraphique unique conduit le public à travers les galeries du musée, où danseurs, musiciens et créations plastiques se répondent dans un dialogue artistique total. Samedi soir, il sera temps de se dire au revoir en beauté : la Closing Party de la Biennale s’ouvre dès 22h au Ninkasi Gerland. Aux platines, on retrouve le DJ résident Andria, alias le « GOAT » des nuits lyonnaises, accompagné pour l’occasion de la DJ invitée Louise Albann : un duo de choc pour faire scintiller une dernière fois le dancefloor aux sons hip-hop, électro, afro et RnB dont ils ont le secret. Préparez vos baskets et votre sourire : cette nuit de clôture s’annonce inoubliable !
Dimanche 28 septembre 2025 : Derniers rendez-vous
Le 28 septembre marque officiellement la fin de la Biennale de la Danse 2025. En journée, la Villa Gillet accueille les ultimes volets du projet Myriade de Dorothée Munyaneza : notamment une rencontre littéraire intitulée « La Jeunesse et la Rage » réunissant Dorothée Munyaneza et l’autrice Sara Mychkine autour des thèmes de la transmission et de l’engagement (28 sept. à 15h), suivie d’une performance décalée du Collectif Maraboutage pour clore ce cycle artistique multidisciplinaire. Les derniers spectacles en salle se jouent également ce dimanche : Entre-Temps de Philippe Decouflé continue d’émerveiller le public à la Maison de la Danse, tandis que les musées et théâtres ayant accueilli la Biennale referment doucement leurs portes sur cette édition 2025. L’heure est au bilan festif : après trois semaines riches en émotions, en découvertes et en communion autour de la danse, Lyon retrouve son calme avec la satisfaction d’avoir vécu un grand moment de partage artistique. Rendez-vous en 2027 pour la prochaine Biennale de la Danse !
